DOUBLE TRAIT : LES COULISSES D’UNE IDENTITÉ VISUELLE
Des premières recherches au logo final, en passant par les échanges, les croquis et les ajustements… j’avais envie de vous montrer ce qu’il se passe vraiment derrière la création d’une identité visuelle.
Tout a commencé autour d’une table…
En avril 2026, j’ai participé à la soirée Keskisdi, au Puy-Saint-Bonnet.
Pour moi qui venais tout juste de me lancer dans l’entrepreneuriat, c’était clairement un événement à ne pas louper dans le Choletais !
Le principe est simple : à chaque plat, on change de table, on présente son activité et on fait de nouvelles rencontres. Les étudiants de l’ESUPEC participent également à la soirée pour accueillir les participants et rythmer les échanges.
C’est un moment hyper sympa pour découvrir d’autres projets, rencontrer des entrepreneurs et surtout créer du lien.
Ce soir-là, je présente mon activité de graphiste et j’explique pourquoi j’aime particulièrement travailler avec les artisans.
Ce sont des personnes qui aiment construire, fabriquer, créer, mais qui n’ont pas toujours le temps de mettre en image leur communication.
C’est justement là que j’interviens : les accompagner dans leur communication visuelle, simplement, sans blabla et sans jargon.
Au fil des échanges, je rencontre une personne qui me parle du projet de création d’entreprise de son frère.
À ce moment-là, je ne me doute pas encore que cette simple discussion va donner naissance à une nouvelle collaboration.
Quelques mois plus tard, je découvre leur projet : Double Trait, une entreprise d’agencement et de menuiserie intérieure.
Et c’est là que commence notre aventure graphique !
Comprendre leur univers avant de créer
Double Trait, c’est un projet d’entreprise spécialisé dans l’agencement et la menuiserie intérieure.
Lors de notre premier rendez-vous, je prends le temps de découvrir leur activité, leur clientèle et surtout l’image qu’ils souhaitent transmettre.
Leur objectif : lancer leur entreprise avec une identité reconnaissable, élégante et authentique, qui leur permette de se démarquer.
Côté graphisme, ils sont attirés par quelque chose de moderne et d’épuré, avec une préférence pour les logotypes et les monogrammes.
Pour les couleurs, en revanche, ils n’ont pas vraiment d’idée arrêtée. J’ai donc une certaine liberté pour explorer différentes pistes !
En découvrant une cuisine réalisée par Marius, mon regard s’attarde sur le travail du bois, ses courbes, ses lignes et l’association avec le noir.
Tout cela commence à me donner des idées.
Je me dis qu’il y a quelque chose d’intéressant à explorer autour du trait et de la matière.
Deux premières pistes pour poser une direction
Une fois le brief posé, je peux enfin entrer dans la partie que j’adore : les recherches graphiques.
Pour commencer, je leur propose deux univers assez différents. L’idée n’est pas de leur présenter un logo définitif tout de suite, mais plutôt de voir quelle ambiance leur parle le plus.
C’est une piste plus structurée, plus posée, avec un symbole qui peut facilement vivre seul sur différents supports.
Une première piste plus structurée
Pour la première proposition, je travaille autour d’un monogramme DT, avec quelque chose de graphique, assez minimaliste et contemporain.
Les formes sont simples, épaisses et arrondies. Je cherche à évoquer à la fois le trait, la construction et le sur-mesure, sans tomber dans les codes trop évidents de la menuiserie.
Côté couleurs, je pars sur un vert profond associé à des teintes beige et dorées, qui rappellent les matières naturelles et apportent un côté assez élégant.
Une deuxième piste plus spontanée
La seconde proposition part dans une direction complètement différente.
Cette fois, je travaille autour d’une écriture manuscrite, presque comme une signature.
Je voulais quelque chose de plus humain, plus spontané, qui puisse rappeler le geste de l’artisan, le dessin, l’esquisse ou encore le trait d’un plan.
Pour accompagner cette direction, je choisis des teintes chaudes, terracotta et brunes, beaucoup plus proches de l’univers du bois.
Cette piste est plus expressive et plus artisanale.
Deux univers très différents, donc, mais c’était justement le but : leur permettre de réagir, de me dire ce qu’ils aiment, ce qu’ils aiment moins, et commencer à préciser ensemble la direction de Double Trait.
Et c’est à partir de leurs premiers retours que mes recherches vont vraiment commencer à évoluer.
Les premiers retours : la piste commence à se préciser
Après leur avoir présenté ces deux univers, on échange sur ce qui leur plaît dans chacun.
Petit à petit, une direction commence à se dégager. On garde l’idée d’un monogramme, mais je cherche à créer quelque chose qui fasse davantage écho à leur métier.
C’est là que je commence à intégrer le bois directement dans le symbole, à travers ses lignes et ses cernes.
Je teste aussi de nouvelles couleurs, notamment une base plus bleutée, tout en conservant une identité moderne et assez épurée.
À ce stade, le logo n’est toujours pas définitif. Mais on commence vraiment à se rapprocher de leur univers.
Du croquis au logo
À partir de leurs dessins, je retravaille complètement le monogramme.
Je conserve l’idée du D et du T imbriqués, mais je cherche à améliorer les proportions, la lisibilité et l’équilibre général.
J’y réintègre également les lignes inspirées du bois.
Petit à petit, le symbole prend vraiment sa forme.
Cette nouvelle version leur plaît.
À ce stade, on ne cherche plus à tout recommencer.
On affine.
Les derniers ajustements
On teste plusieurs variations de couleurs. Un peu plus de noir. Un peu plus de gris. D’autres teintes à la place du bleu. Quelques ajustements sur la typographie. C’est aussi à ce moment-là qu’apparaît la signature : « Le trait juste, pour chaque espace. » On essaie, on compare, on revient sur certains détails. Et petit à petit, chaque élément trouve sa place.
Le résultat : une identité qui prend vie
Après tous ces échanges, on arrive à l’identité finale de Double Trait.
Le monogramme associe le D et le T, avec un jeu de lignes qui rappelle les veines et les cernes du bois.
La palette devient plus douce, avec du vert grisé, du vert clair et de l’anthracite.
Le résultat reste moderne et épuré, tout en gardant un lien avec leur métier.
Et maintenant, elle vit sur différents supports
Puis l’identité commence à sortir de mon écran.
Cartes de visite, QR code, premières mises en situation sur le véhicule professionnel…
Et ça, j’adore.
Voir un logo quitter mon écran pour entrer dans le quotidien d’une entreprise.
Ce que je retiens de ce projet
Double Trait, c’est un projet qui s’est vraiment construit dans l’échange.
Il y a eu des premières pistes, des essais, des croquis envoyés sur WhatsApp, des ajustements de couleurs, des changements de typographies…
Et c’est justement tout ça que j’avais envie de montrer ici.
Parce qu’une identité visuelle, ce n’est pas juste un logo terminé.
C’est aussi tout le chemin qu’il y a derrière : écouter, chercher, tester, ajuster… jusqu’à trouver quelque chose qui sonne juste.
Et c’est exactement cette partie-là de mon métier que j’aime le plus.
